Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement et de l'Habitat durable, a signé le 29 juin dernier l'arrêté permettant d'étendre l'encadrement des loyers à 411 communes de l'agglomération parisienne.
Sont concernées :
- les 123 communes de Petite couronne réunissant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne,
Ainsi que
- 288 communes de Grande couronne (où le marché n’est pourtant pas tendu).
Compte-tenu du travail colossal d'observation à effectuer en amont, "l'extension de l'encadrement des loyers à l'Ile-de- France ne sera pas effective avant le 2ème semestre 2018", a précisé l'Observatoire des Loyers de l'Agglomération Parisienne (l'OLAP).
Suite à l’annonce de la ministre du Logement, les critiques pleuvent de la part de la droite. Ainsi la présidente de la région IDF Valérie Pécresse (LR) a dénoncé une mesure "électoraliste", "sans concertation avec les maires" qui "risque d'avoir des effets désastreux" en Ile-de-France.
Même discours chez les syndicats de professionnels de l’immobilier qui souhaitent que le dispositif reste circonscrit à Paris intra-muros.A l'inverse, les élus de gauche saluent l'extension du dispositif en Ile-de- France, tout comme les associations de consommateurs.
La ministre du Logement a par ailleurs indiqué que l’encadrement des loyers devrait être effectif à Lille fin 2016 et peut-être à Grenoble "d'ici un an et demi". Pour info, malgré la volonté politique locale d'encadrer absolument les loyers à Grenoble, la FNAIM de l'Isère affirme que le marché grenoblois de la location n'est plus tendu, depuis plusieurs mois déjà.
Alexandra Boquillon