Vidéo ajoutée le 20 mai 2016

Interview de Cécile Roquelaure, Directrice Communication et Études d’Empruntis.

Investissement locatif : les différents profils d’emprunteurs

1- Etre locataire constitue-t- il un frein à l’investissement locatif ?

Par nature oui parce que la banque va préférer que vous soyez déjà propriétaire de votre résidence principale, ce sera votre premier projet. Si vous empruntez d’abord pour un investissement locatif et si ensuite vous souhaitez devenir propriétaire de votre résidence principale, ce sera plus compliqué avec votre taux d’endettement. Vous pouvez être locataire dans plusieurs situations malgré tout. Exemple : en cas de mobilité professionnelle, vous n’avez pas intérêt à acheter votre résidence principale tout de suite. Si vous vivez à Paris, vous avez tout intérêt à plutôt faire de l’investissement locatif que d’acheter votre résidence principale puisque les prix élevés de l’immobilier dans la capitale ne vous permettent pas d’acheter le bien qui correspond à vos besoins. Sans ces deux cas, la banque sera plus tolérante.

2- Etre déjà propriétaire avec un crédit en cours est-ce rédhibitoire pour financer un
projet d’investissement locatif ?

Rien n’est rédhibitoire mais ça ne va pas faciliter le calcul de votre enveloppe parce que vous avez déjà un taux d’endettement qui va être plus important. Maintenant il existe des techniques avec le crédit immobilier qui permettent de prendre en compte ce crédit en cours pour réduire la facture et puis il y a un autre moyen : c’est de renégocier votre crédit de votre résidence principale en même temps que l’investissement locatif et là vous pouvez faire des économies substantielles.

3- Les banques sont-elles plus enclines à financer un investisseur privé bientôt à la retraite ?

Ce sera un petit peu plus compliqué, l’investisseur va devoir montrer au banquier qu’il a déjà tout anticipé. Il faudra qu’il vienne lors de la demande de financement avec la perspective de ses revenus futurs parce que la retraite veut dire baisse des revenus. Il faudra qu’il montre au banquier qu’il est encore en mesure de payer ses mensualités. Il pourra aussi ré-estimer ses charges : peut-être qu’il ne mangera plus au restaurant, qu’il n’aura plus de 2ème voiture…, là il pourra aussi rassurer le banquier en ayant de l’épargne de côté pour avoir la possibilité d’absorber une vacance locative. S’il perd son locataire, il a 12 à 24 mois d’épargne disponible pour pallier ce genre de problématique et là on trouve des solutions.

Propos recueillis par Alexandra Boquillon

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